Question 116

Question: 

j'ai deux questions différentes :
Premièrement, peut-on vivre normalement avec une PR sans traitement de fond ? car pour mon cas je suis restée 1 an au maximum sans traitement de fond...donc apparemment il est difficile de s'en passer ?
Et deuxièmement, c'est une question un peu délicate, mais je me l'a suis souvent demandée : Mon père est décédé en 1978 (j'avais alors 1 an) d'un cancer et ma PR s'est déclenchée en 1979...peut-il y avoir une relation, par exemple une réaction inconsciente de protestation de son décès? merci pour votre réponse

Réponse: 

1. Votre première question ne permet pas une réponse tranchée car dans la polyarthrite en général, et dans la polyarthrite à début infantile, il y a tous les degrés de gravité et des formes évolutives très différentes.

Lorsqu’un traitement de fond s’est montré très efficace, on peut observer de longues rémissions sans qu’un nouveau traitement de fond soit nécessaire. En revanche, si un premier traitement de fond n’a eu qu’un effet partiel, il est habituel que l’arrêt de ce traitement soit suivi d’une reprise de l’inflammation nécessitant alors un nouveau traitement de fond.

2. Dans les événements de vie précédant le déclenchement d’une polyarthrite de l’adulte, on relate fréquemment des chocs psychologiques, en particulier le décès d’un conjoint ou une séparation de couple.

Il en est tout autrement dans la polyarthrite à début infantile, surtout lorsqu’elle commence à l’âge de deux ans, comme dans votre cas. Dans la littérature que nous avons consultée, nous n’avons pas trouvé d’arguments susceptibles de confirmer la responsabilité d’un deuil dans un tel cas. Les différents travaux insistent sur les répercussions psychologiques possibles de la maladie et non pas sur la responsabilité d’un choc psychologique sur le déclenchement si précoce de la maladie.