Question 160

Question: 

Monsieur,
Agée de 35 ans, je souffre d'une arthrose importante à la cheville, suite à un traumatisme osseux (fracture de la malléole interne).

Les douleurs et le handicap croissants m'ont amenée à consulter deux chirurgiens :

- l'un recommandant une arthrodèse sans délai imposé.

- l'autre optant pour la pose d'une prothèse dans un délai restreint, de 6 mois à 1 an, vu l'évolution rapide de l'arthrose.

Je suis consciente des risques encourus pour chaque opération, m'étant renseignée sur les suites opératoires et le mieux que l'on puisse espérer dans chacun des cas.

Mon entourage me pousse à agir, c'est à dire à accepter l'une ou l'autre des opérations.

Je me pose néanmoins la question de la nécessité de telles interventions.

Si je ne fais rien :

Pourriez-vous me dire quelles sont les évolutions à long terme de l'arthrose de la cheville, celle-ci étant très localisée chez moi pour l'instant, à la base du tibia ?

Y a-t-il des risques de complications, plus graves que l'amplification de la douleur ?
A long terme, me faudra-t-il marcher avec des cannes ou circuler en fauteuil ?

Connaissez-vous des patients qui ont fait le choix de vivre et d'assumer leur pathologie, sans s'être fait opérer ?

Serait-il possible d'entrer en communication avec eux ?

Si j'opte pour la pose d'une prothèse :

La pose d'une prothèse étant une solution transitoire, l'arthrodèse avec greffe osseuse suivra-t-elle forcément ?

Cette opération ne sera-t-elle pas plus complexe alors, que si elle était faite de premier abord. Pourriez-vous me dire quels sont les pourcentages de réussite d'une arthrodèse postérieure à la pose d'une prothèse ?

Ma jeunesse relative pour cette intervention me pousse à croire qu'une opération prématurée conduirait à subir une suite d'interventions chirurgicales nombreuses.

Selon votre expérience, quel est votre avis ?

Merci de votre aide et meilleures salutations.

Réponse: 

Sur ce site, consacré à la polyarthrite, nous avions discuté des indications chirurgicales au niveau de la cheville dans le cadre de cette maladie (question 86) et également dans d’autres situations (questions 149, 151 et 159).

Dans votre cas, on peut s’étonner du fait qu’une simple fracture de la malléole interne entraîne déjà à 35 ans une arthrose importante de la cheville. La fracture a-t-elle été réduite ? Existait-il dans les suites une désaxation de l’articulation tibio-astragalienne (voir schéma 86) ?

Personnellement, nous disposons d’une expérience dans l’atteinte de la cheville par la polyarthrite rhumatoïde. Par contre, nous ne nous estimons pas compétent pour répondre à vos questions très précises concernant les indications relatives de l’arthrodèse et de la prothèse dans les lésions post-traumatiques.

Une chose est certaine : la prothèse de cheville n’apporte pas de résultats aussi spectaculaires que la prothèse de hanche et la prothèse de genou. Les descellements sont plus fréquents à la cheville. Le meilleur connaisseur de ce problème, En Suisse, est le Dr Pascal Rippstein, Schultess Klinik, Zürich.

Il pourrait certainement vous donner plus de renseignements et peut-être même vous conseiller s’il était en possession de documents radiologiques.

Commentaires

Salut je m'appelle Franck, j'ai 36 ans, suite à une chute de ski, je me suis bousillé la cheville après une première intervention, quelques complications sont survenues: arthose, douleurs lors de la marche, à la suite de ça,  je me suis fait réopérer cet été à berck pour la mise en place d'une prothèse de cheville. Voilà six mois que je me suis fait opérer, pour la marche ça va beaucoup mieux mais encore un peu de douleur ces derniers temps.

Voilà ma petite histoire bye