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Polyarthrite
Question 16
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

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Mon épouse a commençé a souffrir de douleurs aux articulations en février
2000;les genoux pour commencer (les deux) puis après quelques semaines les
poignets (les deux) puis les hanches ,les vertèbres cervicales.Le médecin
traitant lui a prescrit des anti inflammatoires ,puis devant le maintien des
douleurs l’a dirigé sur un rhumatologue qui a ordonné l’analyse de sang ,qui
s’est avérée négative ;lui a changé les anti inflammatoires et lui a dit ne
pouvoir rien faire tant que la maladie ne s’était pas déclarée.Sur le conseil
d’un ami médecin nous avons fait établir un bilan sanguin ainsi qu’une analyse
des cheveux qui ont montré certains dysfonctionnements qui auraient pu être a
l’origine de la maladie.Le traitement suivi est a base surtout de sulfure et
d’oligo éléments ,mais ne semble pas ,a ce jour,être le produit miracle.Les
douleurs s’intensifient,particulièrement au niveau des genoux,les articulations
très douloureuses le matin ,et la « mise en route » laborieuse. Ma
question est la suivante : si la maladie n’est pas « officiellement » déclarée
,il y a cependant un faisceau de manifestations qui devraient permettre de démarrer
un traitement ,avant que les dommages soient irréversibles,quel est votre
conseil.

 


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Votre question se réfère au problème délicat du
diagnostic de la maladie rhumatismale en cause. Votre médecin n’a apparemment
pas pu arriver à un diagnostic de certitude puisqu’il vous a dit « qu’il
ne pouvait rien faire tant que la maladie ne s’était pas déclarée ».
La maladie ainsi évoquée par votre médecin est vraisemblablement une
polyarthrite, dont il n’a pas eu la preuve par les examens de laboratoire
(lesquels ?).

En relisant votre description, je retiens que vous nous
parlez uniquement de douleurs, dans l’ordre chronologique au niveau des
genoux, puis des poignets, des hanches, de la nuque. Vous ne parlez pas d’enflures,
de chaleurs, de limitation fonctionnelle.
Une polyarthrite peut
effectivement commencer dans les suites de la ménopause, mais il me paraît peu
vraisemblable qu’elle se manifeste dès la première année par des douleurs
des hanches et de la nuque, il est peu vraisemblable également qu’elle
atteigne de façon symétrique les grosses articulations sans toucher comme
c’est l’habitude les petites articulations des mains et des pieds.

Il existe bel et bien un faisceau d’arguments
cliniques qui permettent un diagnostic de polyarthrite :


  • constatation objective d’arthrites prolongées, touchant au
    moins trois articulations aux régions articulaires, avec enflure, épaississement
    synovial, épanchement de type inflammatoire
  • raideurs douloureuses à prédominance matinale

  • localisation préférentielle sur les petites articulations des
    mains et des pieds

  • tendance à la symétrie

  • anémie hypochrome

  • vitesse de sédimentation élevée.

Il faut noter que la recherche du facteur rhumatoïde
dans le sang est souvent décevante : ce test se positive tardivement et
une réponse négative n’exclus donc pas le diagnostic. L’analyse dont vous
parlez se réfère-t-elle à la vitesse de sédimentation ou au facteur rhumatoïde ?

S’il n’y a réellement pas de constatation
objective d’arthrites et si la vitesse de sédimentation est normale, il
faudrait encore envisager le diagnostic de fibromyalgie.

Je répète que, en l’absence d’un diagnostic de
certitude, il n’est pas possible d’entreprendre un traitement de fond
d’une polyarthrite suspectée.

Je
comprends tout à fait que votre médecin se limite à la prescription
d’anti-inflammatoires et d’antalgiques.

 Votre
témoignage

 

 

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