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Polyarthrite
Question 265 | GVP
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

Question 265

Question: 

En 2002, au moment de prendre ma retraite, on a diagnostiqué chez moi, une arthrite rhumatoïde. Au cours de mes dernières années de travail comme travailleuse sociale pour le Ministère des Services Sociaux, j’ai été victime de harcèlement et j’ai vécu énormément de stress. Je me couchais le soir et je ne pouvais fermer les yeux parce que tout ce que je voyais c’était des couteaux qui me tombaient sur la tête. Les symptômes d’arthrite ont commencé par une douleur au pied gauche, enflure et rougeur que j’avais alors attribué au port de nouveaux souliers. Puis la douleur s’est déplacée, elle est montée au genou, puis les épaules, les bras – ici ça a été tendinites sur tendinites – puis les coudes, surtout du côté gauche, puis les poignets, et enfin chaque jointures y ont passé l’une après l’autre. C’était vraiment curieux, c’était comme si quelque chose cherchait à sortir de mon corps et ne trouvait pas d’issues. Mon médecin généraliste lui a diagnostiqué une arthrite psoriasique et mon rhumato dit que c’est l’art. rhumato.. Je n’ai jamais fait de psoriasis, en tous cas pas que je sache. Je me demande si l’arthrite rhumato. est la même chose que la poly. rhumato. Je prends 6 comprimées de Méthotrexate les mardis de chaque semaine, en une seule dose, je prends aussi un demi comp. de Cortisone, Vioxx, Élavil pour une condition semble-t’il de fibromyalgie, et Plaquenil. Je me propose de commencer un régime de désyntoxication basé surtout sur les fruits et les légumes, avec les noix de Grenoble en guise de protéines. Ce régime dure 14 jours. Le régime proscrit les laitages, les céréales et les viandes. Ce que je me demande c’est est-ce que ce pourrait être dangereux pour le foie d’entreprendre un tel régime en prenant en même temps Méthotrexate. On m’a dit que ce médicament n’était pas à prendre à la légère.
Merci pour votre réponse, et félicitations pour ce site

Réponse: 

La lecture de votre rapport très détaillé nous conduit aux remarques suivantes, remarques qui pourront donner des éléments de réponse.

Le diagnostic d’arthrite psoriasique est souvent évoqué en parallèle à celui de polyarthrite rhumatoïde (voir réponses 109 et 180) soit en raison de localisations particulières des arthrites (asymétrie des atteintes articulaires, localisation aux articulations interphalangiennes distales) soit en raison d’images radiologiques caractéristiques ou de la négativité du facteur rhumatoïde. Si les manifestations sont différentes, le traitement est pratiquement le même.

Le diagnostic de fibromyalgie est évoqué lorsqu’il y a des discordances entre l’intensité des douleurs et la discrétion des manifestations objectives, et surtout s’il n’y a pas de signature de la polyarthrite dans les examens biologiques et radiologiques. Pour trancher, le médecin dispose en effet, en plus des symptômes subjectifs que vous décrivez, de manifestations articulaires objectives et de preuves dans les examens de laboratoires et sur les images radiologiques. Dans certains cas, il faut admettre que des manifestations de fibromyalgie (douleurs concernant plutôt les tendons et les insertions musculaires que l’articulation elle-même) se surajoutent à une polyarthrite ou à une arthrite psoriasique bien réelles.

Des régimes ont été préconisés pour la polyarthrite rhumatoïde, mais il est bien difficile de démontrer leur efficacité (voir réponses 47, 54, 57, 58 et 150). L’important est d’éviter un régime carencé en protéines et en calcium, car ces éléments sont indispensables, surtout pour vos os. En revanche, nous ne pensons pas que le régime qui vous a été proposé puisse être dangereux pour le foie, parallèlement à la prise de Methotrexate. Bien entendu, ce traitement nécessite des contrôles sanguins des tests hépatiques (réponses 9, 107).

Les situations de stress que vous décrivez peuvent certainement jouer un rôle, aussi bien dans le cas de la polyarthrite rhumatoïde que de la fibromyalgie.

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Commentaires

Mon histoire est l’histoire d’une vie de future maman qui avait tout pour être rose et sans nuages, en avril 2000  j’accouche d’un magnifique petit garçon par césarienne, tout se passe normalement jusqu’au mois de juin en allant chez le pédiatre de mon fils j’attrape une varicelle, il fallait que cela tombe sur moi à 39 ans je me suis dit que le seul risque c’était mon bébé qui allait l’avoir aussi.

En effet au bout de quinze jours mon beau petit bébé de deux mois et demi  ressemblait à un petit monstre tellement il avait de boutons.

Les problèmes ont commencé pour moi, je suis devenue quelqu’un d’autre, plus de force pour prendre mon petit bout dans mes bras encore moins pour serrer les bagues des biberons, je me suis crue dans un mauvais film, en l’espace de quelques jours impossible de m’asseoir ni de marcher, un calvaire, le poids de mes vêtements me faisait souffrir, mon mari et ma famille se limitaient à m’observer et pensaient je ne sais quoi, malgré ma souffrance je ne voulais pas que l’on me prive du privilège de m’occuper de mon fils, j’avais la sensation qu’il me donnait le courage d’affronter ce monstre qui grandissait en moi.

Mais un jour après presque trois mois d’horribles souffrances, et suite à des analyses le monstre avait un nom, polyarthrite r.a. positive, et voilà, à partir de ce moment on pense que l’on va vous donner un traitement pour que votre mal soit moins fort,  je me suis trompée ce monstre que je ne voulais pas ne voulait pas non plus des traitements que mon médecin spécialiste me prescrivait. La bataille fut dure toute la panoplie est passée le cortancyl, était l’unique médicament que mon organisme acceptait, arava m’a fait perdre 10kg en quinze jours et j’en passe, les douleurs avaient disparus mais moi je partais avec.

Plus de 18 mois de lute pour trouver enfin le plus simple une association de cortancyl et plaquénil

Je suis suivie pour mes yeux tous les six mois, depuis quatre ans la vie n’est pas drôle, mon monstre continue ses attaques et me ronge moins souvent mais il est là, je voudrais en faire un ami puisqu’il fait partie de moi, mais il est impossible de traiter en ami une chose qui vous empoisonne le vie de tous les jours.

Mon fils qui a maintenant quatre ans me dit très souvent « allez maman tu n’as plus mal aux mains ni aux genoux viens jouer avec moi, tu vois je suis magique », je ne sais pas ce que je serais devenue sans ce petit bonhomme qui me donne du courage tous les jours, je me bats contre cette maladie pour lui, mais il y a des jours ou se lever, s’habiller et accomplir les gestes les plus simples sont une bataille que l’on voudrait gagner.

A mon avis nos enfants nous acceptent plus facilement avec notre maladie, que nos conjoints, le mien a profité d’une rémission de ma maladie pour se trouver une maîtresse, maintenant j’ai compris pourquoi on appelle la polyarthrite la briseuse des couples. En ce moment je suis de nouveau en pleine poussée j’espère que cela finira par se calmer. Des jours meilleurs viendront, je regarde mon petit garçon et je vois en lui la force et la santé que je n’ai plus et je suis heureuse. Mon mari lui a choisi de rester, je ne lui pardonne pas,  il le sait. Je sais aussi qu’il m’en veut d’avoir cette maladie, comme si je l’avais choisie sur catalogue. Mais ce qu’il ne voit pas c’est que malgré ma maladie je donne encore le meilleur de moi même, c’est à dire l’amour  et l’effort.

A tous et à toutes qui vivent avec la polyarthrite bon courage !

 

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