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Polyarthrite
Question 517
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

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 QUESTION 517

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Est-ce que je peux guérir un jour de cette maladie
?
J’en peux plus de prendre des médicaments….metotrexate. salasopirine, cortancyle……etc..
Merci

 


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Est-ce
que je peux guérir un jour ?

J’en
peux plus de prendre ces médicaments.

Ces
mots traduisent parfaitement la
lassitude
et la
déception que la polyarthrite
entraîne chez bon nombre de ces malades.
(voir
réponses 30 , 80 , 381).
A distance, il nous sera bien difficile de vous
apporter le soulagement et l’espoir. Nous allons cependant essayer de vous
expliquer ce problème et de vous rassurer.

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire chronique,
affectant essentiellement les articulations et
d’origine auto-immune. Elle doit donc être nettement différentiée des arthrites d’origine infectieuse, dont il
existe un certain nombre de cas en Afrique. Pour une maladie infectieuse, on a
la possibilité de détruire le germe responsable, ce qui conduit à la guérison
définitive-. En revanche, lorsqu’il existe une perturbation du système
immunitaire, les promesses de guérison totale et définitive sont bien plus
risquées.

Dans
le cadre même de cette polyarthrite rhumatoïde,
il n’existe pas une forme évolutive standard. On peut dire qu’il n’y a pas une PR, mais des PR
d’évolutions très diverses, selon qu’elles sont séro-négatives ou
séro-positives, érosives ou non-érosives. Des critères précis permettent de
distinguer les formes débutantes, les formes à progression modérée, ou à
progression sévère, selon des
scores
d’activité
(voir réponse 425).
On peut aussi parler de l’
agressivité
de telle ou telle forme de PR, agressivité qui a une incidence évidente sur le
pronostic.

Maintenant
que votre polyarthrite rhumatoïde est
définie
par les critères internationaux de l’ARA, et que son
agressivité est précisée par les critères d’activité, il s’agit de
discuter d’un
programme thérapeutique.
Le but idéal est d’obtenir une
rémission
complète, définitive, sans aucun signe d’activité de la maladie. Je ne vous
cacherai pas que ce but idéal est rarement atteint. Il faut le plus souvent se
contenter de rémissions partielles, ou temporaires. Pour atteindre cette
rémisssion, seuls les traitements médicamenteux sont à dispos
ition (les traitements
physiques, la physiothérapie et même les techniques chirurgicales ne

peuvent que maintenir ou améliorer la fonction articulaire)

Parmi
ces médicaments, les uns agissent uniquement sur la douleur et l’inflammation

(analgésiquess,
anti-inflammatoires non-stéroïdiens, dérivés de la cortisone). Les autres ont
pour ambition de
modifier le cours de la
maladie elle-même 
: ont les appelle pour cela les DMARDs. Dans cette
catégorie, on retrouve des médications anciennes, aujourd’hui délaissées (sels
d’or, D-pénicillamine, chloroquine) et d’autres plus récentes et largement
prescrites (Méthotrexate, Azathioprine et surtout Sulfasalazine). Plus récemment
le Leflunomide (Arava) est venu enrichir ce groupe. De plus, la combinaison de
deux ou plusieurs médicaments permet d’améliorer les résultats thérapeutiques.
Selon les enquêtes, on peut admettre que 30 à 70% des patients obtiennent ainsi
une réponse favorable (partielle) selon les critères d’activité.

Et
les autres ? Depuis 1999, une nouvelle classe de médicaments, les
agents biologiques
(anti-TNF
alpha par exemple) apportent des résultats spectaculaires pour les cas où les
traitements précédemment cités ont échoué. Toutefois, ces nouveaux traitements,
très onéreux, ont aussi des effets secondaires sévères. Leur emploi est réservé
à des rhumatologues spécialement formés à cette thérapeutique.

Dans
votre cas particulier, nous allons nous heurter à une difficulté
supplémentaire, car, d’après les renseignements que j’ai trouvés sur le site
internet de Safi, l’hôpital provincial Moohammed
V, qui dispose de pratiquement toutes les spécialités médicales, n’a
précisément pas de division de rhumatologie. Or les traitement biologiques
devraient être initiés en milieu hospitalier spécialisé.

Après
avoir pris connaissance de ces renseignements, je vous propose d’en discuter
avec votre rhumatologue. Une réévaluation du traitement par les DMARDs pourrait
probablement suffire à améliorer votre polyarthrite.

Donnez-nous de vos nouvelles. Nous restons volontiers
à votre disposition.

 Votre
témoignage

 

 

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