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Polyarthrite
Question 570
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

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 QUESTION 570

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J’ai déjà exposé mon problème à la question 554,
mais je n’ai pas trouvé d’explication claire à mon problème. Par
contre, après la lecture de plusieurs articles sur le syndrome de la queue de cheval,
je retrouve tous les désagréments dont je souffre. Pouvez-vous m’expliquer ce
qu’est cette maladie et comment la guérir?

 


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Dans
votre intervention concernant la question
 
554, vous nous disiez donc
que vous avez une PR (sans précisions sur les manifestations de cette maladie)
depuis 5 ans et qu’en plus, depuis deux ans vous présentiez des troubles
intestinaux et des troubles neurologiques dans la région de la vulve et de
l’anus. Une intervention chirurgicale (janvier 2007), comprenant une arthrodèse
et une cage de corail dans la région lombaire, ne vous a pas apporté d’amélioration.
Vous nous disiez : « ça devient lourd et çà agit sur mon moral
bien plus que la PR
elle-même ». Vous cherchez une explication et une solution.

Pour
essayer de vous donner une réponse valable, nous devons commencer par un rappel
anatomique. La
moelle épinière est protégée, tout le long de la colonne,
par un
canal osseux constitué par
les vertèbres cervicales, dorsales et lombaires. De cette moelle, cordon
aplati, d’un peu plus de un centimètre de large et qui se termine à la hauteur
de la deuxième vertèbre lombaire, se détachent des
racines nerveuses, qui ont chacune leur rôle à jouer sur le plan moteur (commande des muscles correspondants)
et
sensible  (sensibilité des territoires correspondants).
Par exemple les racines L5 (cinquième
 
racine lombaire) et S1 (première racine sacrée) s’occupent de la
sensibilité et de la motricité de la plus grande partie des membres inférieurs.
Leur souffrance provoquera un syndrome sciatique. Les racines sacrées, plus
minces que les racines lombaires ont la charge de la sensibilité de toute la
région du périnée et du fonctionnement des sphincters.

Qu’en
est-il maintenant dans les conditions pathologiques, plus particulièrement dans
les rhumatismes inflammatoires ?

La polyarthrite, spécialement la
polyarthrite sévère, peut toucher la colonne cervicale, (Voir
Réponses
 1, 32, 376, 391) mais une participation de cette maladie au niveau lombo-sacré n’est pas connue. Par contre, des lésions sévères de
spondylarthrite ankylosante (maladie de Bechterew) peuvent modifier l’anatomie
du canal spinal au point de provoquer des souffrances des racines lombaires et
sacrées.

Par
contre, il existe une autre pathologie, fréquente, de cette région, connue sous
le nom de
canal lombaire étroit. Dans
ce cas, le canal osseux ne remplit plus son rôle de protection. Il peut être
primairement rétréci par une anomalie anatomique constitutionnelle, ou
secondairement par des proliférations arthrosiques (canal secondairement rétréci).
Dans cette situation, ce sont surtout les grosses racines L4, L5 et S1 qui
souffrent, avec des lombalgies et des sciatalgies récidivantes ou chroniques,
ce qui conduit à des investigations neurologiques et neuro-radiologiques. De
cas en cas, suivant la sévérité des symptômes et les anomalies mises en
évidence par l’imagerie, on sera amené à proposer une intervention
neuro-chirurgicale, dont les résultats sont le plus souvent très satisfaisants.

Mais
la souffrance des racines sacrées, plus minces que les racines au-dessus, est
plus sournoise. On donne le nom de
syndrome
de la queue de cheval
à ce tableau clinique;
p
arce que, en dessous du cône terminal de la moelle épinière (L2), toutes les racines sont groupées à la façon des crins
de la queue d’un cheval. Ces racines sont fragiles, et leur souffrance peut
persister, tout ou partiellement, même après la levée chirurgicale de la
compression.

Vous
nous disiez que vous aviez subi tous les examens chez un proctologue, mais sans
aucun résultat. Que faut-il vous proposer ? En premier lieu, si cela n’a
pas été fait, il faudrait, par un
examen
neurologique spécialisé
, évaluer de façon précise les déficits de la
sensibilité et des différentes fonctions
. D’autre part, une nouvelle
évaluation par imagerie devrait déterminer s’il existe encore, à un niveau ou à
un autre, un
phénomène de compression. A défaut il faudra
admettre qu’il s’agit d’une
séquelle,
dont il est bien difficile de prédire l’évolution.

La suite nous intéresse…

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