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Polyarthrite
Question 578
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

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 QUESTION 578

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Bonjour 

Je vous félicite tout d’abord
pour votre site qui informe d’une façon complète les multiples facettes de la Polyarthrite.

Je vous soumets ci-après mon
cas, car j’espère trouver chez vous un deuxième avis. Je comprends et
admets que les diagnostics sont difficiles à poser et parfois
non-définitifs. 

J’ai 51 ans et mesure 182cm
pour 82kg. Jusqu’à présent, j’ai toujours été en bonne forme physique. Je
pratiquais la course à pied (Morat-Fribourg), le tennis, le ski, le fitness
régulièrement (en moyenne 2 séances de sport par semaine), mais sans
exagération. Depuis 10-15 ans, je souffrais d’inflammations sporadiques, aux
genoux, aux chevilles et aux poignets. Mais toujours à un seul endroit à la
fois. A chaque inflammation, je diminuais l’intensité des entraînements et
me soignais avec du Voltaren (Gel et comprimés Dolo). Les douleurs
disparaissaient en peu de temps.

Depuis janvier 2007, des
douleurs plus graves sont apparues progressivement sans raison apparente: les 2
aines, puis le centre de la main droite, puis les épaules, le cou, enfin les
poignets (avec symptomatologie du tunnel carpien) et les genoux. Ceci
simultanément. Sous Aspirine, puis Voltaren Dolo, les douleurs s’estompaient et
m’ont permis de vivre normalement, ceci jusqu’en mars, soit deux mois environ.
Suite à un accroissement des douleurs, j’ai consulté un généraliste à mi-mars,
lequel m’a ordonné un comprimé d’Ecofénac75/jour, car ma VS était de 26 à
la première heure et la CRP
à 16mg/l. Les sérologies rhumatismales ansi que pour la maladie de Lyme
sont restées négatives. Le généraliste qui m’a consulté a bien fait son travail
et m’a adressé à un Rhumatologue.

Lors de ma consultation chez
le Rhumatologue, deux semaines plus tard, mon état s’était encore aggravé. La VS était de 84 à la première
heure et la CRP
de 60mg/l. L’acide urique était normal à 257 umol/l et les anti-CCP restaient
négatif pour une PR. Le bilan radiologique des épaules, mains et hanches était
normal sans aucune image érosive.
Pour info: mon père a 82 ans et a bénéficié d’une
prothèse de la hanche à 75 ans. Il a aussi souffert de Polyarthride ces
dernières années, mais les douleurs ont toujours disparu en 6 mois environ.

La conclusion du Rhumatologue
qui m’a consulté est la suivante:

Oligoarthrite
asymétrique avec net syndrome inflammatoire (VS 84, CRP 60 mg/l), sérologie
rhumatismale négative.

Diagnostique différentiel:

1. PR séronégative débutante

2. Spondyloarthropathie,
arthrite réactionelle (sans facteur déclenchant reconnu: dysentrie, urétrite,
conjonctivite, vaccination, virose)

3. Polymyalgia Rheumatica
(sans inflammations extrêmes, ni raideur matinale extrême)

Médication: 10mg de
Prednisone (matin) + 40mg de Pantozol (matin) + 1 Ecofénac 75 (soir).

Avec cette médication, je
peux actuellement vivre « presque » normalement, mais sans pratiquer de
sport.

Mes articulations et muscles
sont encore parfois douloureux (les douleurs sont diffuses), parfois pas. Peu
ou pas d’oedèmes sont visibles.

J’ai toutefois des insomnies,
certainement dues à la
Cortisone. Sur le plan psychologique, je résiste bien pour
l’instant, mais souffre du fait que mes proches ne peuvent pas comprendre ma
situation, car les douleurs sont invisibles et inconstantes (un jour je fauche
mon gazon et le lendemain je ne peux pas soulever une tasse !!)

Suite prévue: visites
régulières (1 x par mois) avec contrôle des valeurs de VS et CRP. Introduction
d’un traitement de fond sous forme de Methotrexate 10mg en cas d’apparition de
synovites périphériques.

Voici les questions que je
vous pose:

  • Selon les symptômes et la description ci-dessus, quel serait votre
    diagnostic ?
  • Selon les informations que j’ai trouvées sur Internet, certaines
    descriptions de la
    Pseudopolyarthrite rhizomélique (Polymyalgia Rheumatica)
    collent parfaitement aux symptômes que j’éprouve. Etes-vous d’accord avec
    ma conclusion ?
  • Je n’ai eu ni choc psychologique, ni troubles, ni soucis
    particuliers, ni divorce . . . Quelle peut bien être la cause de cette
    soudaine maladie ?
  • Ma masse musculaire diminue car je ne pratique plus aucun sport
    depuis 2 mois. Est-il recommandé de reprendre maintenant la course ou
    le tennis ou la musculation dans un centre (p.ex. Kieser Trainig), ceci
    les jours où les douleurs sont atténuées ?
  • L’homéopathie propose des traitements aux algues vertes de
    Nouvelle-Zélande. Qu’en pensez-vous ?

Je reste à votre disposition
pour des questions plus précises et vous remercie d’avance pour votre aide.

Cordiales
salutations

 


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Nous
avons pris connaissance de votre rapport très détaillé et très précis. Votre
anamnèse démontre les difficultés du diagnostic d’une rhumatisme inflammatoire
débutant, comme nous l’avons souvent rapporté dan nos réponses (Voir réponses
  10
, 14 , 20 , 23 , 37 , 96 , 153 , 164 , 289 , 307 , 403 )
.

La
difficulté vient du fait que, au plan du laboratoire, les signes de
l’inflammation sont rapidement évidents, alors que la sérologie rhumatoïde est
plus tardive.

Le
diagnostic différentiel évoqué par votre rhumatologue est parfaitement correct.
Il faudrait rajouter que
votre âge est
encore jeune pour admettre une
polymyalgia
rheumatica
. S’il y a d’autres arguments que ceux que vous avez signalés en
faveur d’un tel diagnostic, il faudrait alors demander un examen oculaire
spécialisé en raison de l’association possible de la polymyalgia avec la
maladie de Horton.

Quant aux manifestations cliniques, elles
ne sont pas des plus caractéristiques de la PR
 
(vous décrivez des inflammations sporadiques, isolées, avec une atteinte
des poignets, mais sans description d’une participation des petites
articulations périphériques et sans symétrie).

Le
tableau
n‘est pas non plus très
caractéristique d’une spondyloarthropathie
. Pour préciser l’éventualité
d’un tel diagnostic, il faudrait connaître le résultat d’une investigation
radiologique des articulations sacro-iliaques et de la recherche de l’antigène
HLA-B27.

Le diagnostic doit donc rester en
attente
, d’autant plus que le traitement
stéroïdien efface une partie de la symptomatologie, qu’il s’agisse de l’un ou
l’autre des trois diagnostics évoqués. Il serait important, vu le caractère
épisodique des manifestations, que
vous
signaliez à votre médecin toute symptomatologie nouvelle
, et que vous lui
permettiez de constater de
nouvelles
manifestations objectives
, en particulier les manifestations inflammatoires périphériques (possibilités
d’investigation par les nouvelles méthodes d’imagerie).

Il n’est pas nécessaire de rechercher une origine psychologique à vos
symptômes : les résultats de laboratoire suffisent à démontrer qu’il
s’agit d’une maladie inflammatoire, probablement d’origine auto-immune.

Pour
le moment, il n’est pas recommandé de reprendre un traitement intensif de
musculation, en raison des risques d’aggravation des phénomènes inflammatoires
et des risques de traumatismes.

Nous n’avons pas d’expérience des traitements aux
algues vertes de la
Nouvelle Zélande.

 Votre
témoignage

 

 

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