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Polyarthrite
Question 611
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

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Je souffre de polyarthralgie depuis 2001, de discopathies dégénératives
sur tout le rachis avec protrusion et débordements discales et raideurs avec dérouillage
matinal.
Au niveau des pieds : talalgie, épine calcanéenne, gonflement des parties
molles, synovite, hallux valgus et déviation des mtp des 2 et 3 rayons +
raideurs + chaleur.
Au niveau des mains arthrite et gonflement des parties molles. céphalées, pb
anxio-dépressifs, aphasie, déficit de larmes…
je n’ai pas eu encore de diagnostic car tous ces problèmes paraissent
conflictuels.
bilan sanguin normal, (ccp non fait) hldr4 +.
Merci d’avance pour votre réponse.

Complément

En effet, le premier message, je l’ai fait de tête et c’est en relisant
les comptes rendus que je me suis aperçue de l’erreur. C’est bien
metatarso-phalangiennes des pieds. Mais il n’y a eu que des échos sur les
doigts de pieds. Les mains et les poignets n’ont pas été échographiés seulement
radiographies, les gonflements des parties molles sont situés au niveau des
poignets, doigts de pieds et mains. Je pense donc qu’il y a peut être 2
pathologies, dont une touchant plutôt le rachis. J’ai lu sur un site d’une
association que l’hallux valgus pouvait faire partie d’un des signes de la
polyarthrite ? Un médecin pense à une fibromyalgie, un autre plutôt à une
spondylarthrite, et il y a aujourd’hui des signes de pr. alors, on me demande
d’attendre, ça m’épuise de prendre des traitements et de ne pas savoir ce que
j’ai. C’est plus difficile à accepter car je ne peux pas faire face à quelque
chose qui n’a pas de nom, je ne sais pas contre quoi je dois me battre ? Sachant
que dans ces maladies le moral est très important; vous vous doutez bien que
dans ces conditions je ne l’ai certes pas. Dans tous les cas, merci beaucoup
pour votre aide je sais très bien qu’il n’est pas facile de diagnostiquer par
messagerie. Mais ceci confirme ce que je pensais déjà.

 


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Il ressort de votre second message que vous avez eu des
investigations très complètes à la recherche de preuves d’une polyarthrite
rhumatoïde. En effet, vous nous dites cette fois qu’on a fait à la fois des
radiographies et des ultrasonographies (échos) des extrémités : ce sont
les examens déterminants pour ce diagnostic.
 
Malheureusement, il nous est difficile
d’en tirer des conclusions
définitives,
car il y a, en comparant vos deux textes, des contradictions résultant
vraisemblablement d’une
confusion
entre les
métacarpo-phalangiennes (aux
mains) et les
métatarso-phalangiennes
(aux pieds).

Du fait qu’on a parlé d’une nette synovite (sur une seule articulation ?) et de
« discrets épanchements » (à l’écho ?) sur d’autres
articulations, il faut quand même retenir ce diagnostic de polyarthrite comme
probable. Mais, comme nous le disions précédemment, un tel diagnostic
expliquerait seulement les manifestations inflammatoires périphériques, aux mains
et aux pieds.

De nouveaux tests
biologiques sont donc justifiés.

Complément

Pour essayer de clarifier ce problème,
nous ne parlerons pas des différents symptômes concernant le rachis et les
zones proches. Nous allons essayer de reprendre les arguments qui pourraient
parler en faveur du diagnostic de polyarthrite rhumatoïde, et ceci sur la base
des renseignements que vous nous avez donnés dans les quatre messages :

  • Le
    3.10.07, vous décrivez des hallux valgus, une raideur ( ?) des pieds, une
    déviation des AMTP ( ?)
      I et II
    avec synovites et un gonflement des parties molles des doigts.
  • Le
    6.10.07 vous décrivez aux pieds : talalgie, épine calcanéenne, gonflement
    des parties molles, déviation des MTP des 2
    e et 3e rayons
    – et aux mains : arthrite et gonflement des parties molles.
  • Le
    9.10.07, vous nous précisez que vous avez subi des radiographies et des
    échographies. Vous décrivez au niveau des mains une tuméfaction des parties
    molles en regard des premières phalanges des doigts, une nette synovite de
    l’AMCP ( ?) du 4
    ème rayon gauche et un discret épanchement
    également au niveau des autres MCP, – et au niveau des pieds un hallux valgus,
    une déviation des MTP prédominant aux 2
    ème et 3ème rayons
    des deux côtés.
  • Le
    17.10.07 vous nous apprenez que vous avez eu des radiographies des mains et des
    pieds,, mais que l’échographie ne concernait que les pieds. Vous ne parlez que
    de gonflements des parties molles au niveau des poignets, des doigts et des
    orteils.

Tout cela pour expliquer notre
embarras.

Nous répétons que les cervicalgies, brachialgies,
lombalgies et sciatalgies ne concernent pas la polyarthrite. Les talalgies (épine
calcanéenne) n’ont pas de rapport avec une éventuelle polyarthrite. Le hallux
valgus et les déviations de l’axe des orteils vers l’extérieur sont très
fréquents, en relation avec un affaissement de la voûte antérieure du pied. Ils
ne peuvent pas servir d’arguments en faveur du diagnostic de polyarthrite, même
si les destructions de la structure articulaire dans cette maladie peuvent
provoquer une déviation analogue.

Les radiographies
classiques
peuvent apporter des arguments valables, si l’on met en évidence
un pincement articulaire ou surtout des micro-érosions caractéristiques dans
les zones d’insertion de la synoviale articulaire. Une telle radiographie ne
permet pas d’affirmer un épanchement ni une arthrite (en l’absence d’érosion).
C’est la raison pour laquelle, dans les cas douteux, on fait appel à un autre
moyen d’imagerie :

  • échographie (ultrasonographie)
    est d’interprétation difficile. Dans les mains du
         spécialiste, elle peut néanmoins permettre
    d’identifier un épanchement articulaire ou une synovite (inflammation et
    épaississement de la membrane articulaire ).
  • IRM, également d’interprétation
    difficile, permet de mettre en évidence à la fois
       les structures osseuses et les parties
    molles. Elle est capable de déceler des images caractéristiques, y compris les
    images érosives de la polyarthrite, avant qu’elles soient décelables par la
    radiographie standard.

Ces
méthodes d’imagerie viennent en complément des arguments apportés par un examen
clinique minutieux des articulations en cause et des arguments fournis par les
examens biologiques.

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