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Polyarthrite
Question 686
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

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 QUESTION 686

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J’ai des poussées d’arthrites qui durent environ une
semaine. les premières années, elles touchaient une articulation, par crise, le
genoux gauche, la première fois: une forte douleur, la nuit,
quelques semaines plus tard,  mes deux poignets, une semaine entre les
deux, l’articulation des doigts. Pas tous en même temps ! toujours par
intermittence de deux ou trois jours…le rhumatologue m’avait prescrit du
voltaren pendant les crises qui réapparaissaient tous les 03 ou 04 mois…en 2007
la douleur devenait plus forte car elle concernait plus d’une articulation en
même temps, l’épaule et l’une des chevilles, le  genou et le poignet, par intermittence, durant  07 mois  …un autre rhumatologue,
après analyses de sang négatives (anti ccp), me prescrit  salazopyrine,
après trois mois, je n’avais plus mal, mais ,voilà qu’il y à 6 semaines
la douleur réapparaît soudainement, au coude, depuis, je ne  dors plus, la
douleur est dans mon genou, trois de mes doigts, l’épaule, c’est affreux comme
ça fait mal …ça diminue 2 ou 3 jours et ça revient de plus belle dans d’autres
articulations même la mâchoire s’est enflée. le Voltaren 75, n’est plus
efficace, pareillement, que
l’indometacine, une injection de Solu medrole20 mg m’a relativement soulagée
pour une poussée qui avait débuté en début d’après midi: j’ai pu, relativement
dormir.
Je vous demande de bien vouloir m’indiquer les examens nécessaire, pour savoir
ce que j’ai et quel serait le traitement adéquat ?
Merci

 


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Sur ce site, nous avons souvent parlé de la difficulté du diagnostic (ou du
diagnostic précoce) de la polyarthrite rhumatoïde. Sur ce point, le problème
principal réside dans la très grande
variabilité
dans ce que nous appelons la « présentation clinique » de la maladie
à ses débuts. La description que vous nous faites de votre maladie, sur environ
7 ans, évoque le tableau du « 
rhumatisme
palindromique »,
 
dont nous
disions dans la réponse
 685  qu’il
pouvait évoluer dans 50% des cas vers une polyarthrite rhumatoïde classique. En
effet, vous nous décrivez, pendant les premières années, des poussées
mono-articulaires, durant deux ou trois jours, jusqu’à une semaine et séparées
par des intervalles libres de plusieurs semaines, jusqu’à trois ou quatre mois.

Plus récemment, apparaissent des douleurs
pluriarticulaires, avec des localisations périphériques assez typiques (doigts,
poignets, chevilles), avec aussi une tendance à l’extension et probablement à
la bilatéralité. L’articulation temporo-maxillaire (articulation de la mâchoire
peut aussi être concernée. La réaction favorable lors de la prise
d’anti-inflammatoires ou après injection de Solu-Medrol confirme l’origine
inflammatoire de ce mal.

Nous n’avons fait jusqu’à maintenant que reprendre, du
point de vue du rhumatologue, les éléments que vous nous avez apportés.
Vous nous demandez maintenant une chose
beaucoup plus difficile, et qui doit
concerner au premier chef le médecin qui vous
examine : vous souhaiteriez que je vous dise, à distance,
comment arriver au diagnostic de certitude et comment vous soigner. Je ne peux
vous apporter qu’une opinion personnelle, théorique, mais bâtie sur une longue
expérience.

  1. Une anamnèse détaillée pourrait peut-être apporter des arguments
    supplémentaires (cas de rhumatisme inflammatoire dans la famille, rythme
    nocturne-matinal de la douleur, raideur, constatations d’enflures ou d’une
    légère chaleur locale, difficultés lors des manœuvres de préhension,
    limitation de l’amplitude des mouvements de certaines articulations etc.)
  2. L’examen
    clinique

    approfondi pourrait révéler des éléments cliniques caractéristiques de la
    polyarthrite : découverte à la palpation d’une synovite articulaire
    ou d’une téno-synovite, ou encore de nodules olécraniens, mise en évidence
    d’un épanchement articulaire, avec confirmation par ponction et examen du
    liquide synovial etc.
  3. Le
    laboratoire n’est pas tout-puissant 
    : des examens qu’on croyait spécifiques
    de la maladie peuvent donner un résultat positif en dehors de cette
    maladie aussi. De plus, un résultat négatif n’est pas une exclusion ( cas
    séro-négatifs ). En premier lieu, deux examens peuvent confirmer l’origine
    inflammatoire : ce sont la vitesse de sédimentation
      (VS) et la C-Réactive Protéine (CRP).
    Qu’en est-il dans votre cas ? Pour prouver l’origine
    « rhumatoïde » de cette inflammation, nous disposons de la
    recherche du facteur rhumatoïde (plusieurs tests à disposition) et plus
    récemment des anti-CCP (une réponse négative n’est pas un critère d’exclusion).
  4. La radiographie peut apporter des arguments décisifs si elle met
    en évidence, surtout au niveau des petites articulations de mains, des
    images caractéristiques (déminéralisation osseuse, pincement, érosions,
    images kystiques). En cas de doute une autre méthode d’imagerie peut être
    plus significative (IRM
    ou ultrasonographie).
  5. Ces différents éléments
    doivent être confrontés sur la base des critères de diagnostic de la
    polyarthrite tels qu’ils ont été élaborés par les sociétés de
    spécialistes.

Sur le plan thérapeutique, vous avez donc reçu
essentiellement des traitements anti-inflammatoires (qui suspendent
l’inflammation, sans modifier le mécanisme pathologique),
  et un traitement de fond (Salazopyrine) qui
s’est apparemment révélé efficace. Il y a heureusement toute une série de
traitement de fond à disposition. Le plan thérapeutique ne peut être déterminé
que par le diagnostic de certitude et l’appréciation de l’agressivité de la
maladie. La suite nous intéresse.

 

je reviens vers vous , ceci sont mes
résultats…merci de me donner votre avis???

  • au 28/02/2008 VS
  • première heure 25…
  • deuxième heure:51
  •  

    • au 12/3/2008
    • anticorps anti
      nucléaire :néant

     

    facteur rhumatoïde latex < 8

    facteur rhumatoïde waaler rose <8

     

    les douleurs sont beaucoup moins fortes depuis une
    semaine…

Comme nous le disions, le laboratoire n’est pas tout puissant…

Les résultats que vous nous donnez sont négatifs. Mais
ceci ne peut pas dire que vous ne soyez pas malade ou que vous n’ayez pas de polyarthrite.
On sait en effet que, souvent, des polyarthrites avérées sont séronégatives
pendant de longues périodes et que la vitesse de sédimentation reste longtemps
normale aussi.

La
parole est maintenant, une fois de plus, à l’examen clinique approfondi et aux
méthodes
radiologiques.

 

Je
vous ai écris, question  686: je vous remercie pour votre réponse mais reviens vers vous pour savoir si le fait d’avoir arrêté de prendre la
salazopyrine est la cause de la reprise de mes poussées inflammatoires !?, en effet je
n’ai pas  pris ce médicament pendant 10 jours ? J’ai évidemment repris ce
médicament depuis. Passée la période des  »grosses douleurs » (impossible de
dormir la nuit : objet de ma première question) je continue d’avoir mal,
toujours par intermittence  de 03  ou 07 jours : quant il s’agit
d’épaule ou genoux  l’indometacine semble me soulager, en fait les douleurs
sont moins fortes.
Mes résultats d’analyse à février et mars sont :
Anticorps anti nucléaire : négatif
Facteur rhumatoïde latex 8
Facteur rhumatoïde waaler rose 8
Vs 1er heure 25
2ème heure 51
Acide urique sanguin 24 mg/l
En 2004 vs 1er heure 30
2ème heure 61 et CRP négatif
Dans ma famille personne  ne souffre d’arthrite. La radio de mes doigts ne
révèle rien d’anormal. Je voudrais savoir si la reprise de la salazopyrine fera
disparaître les douleurs ? Si ces douleurs sont dues au rhumatisme
palindromique est-il normal d’avoir mal tous les jours : quant une 
inflammation  »s’éteint » une nouvelle  »s’allume » ailleurs ?
Merci beaucoup pour vos réponses

Votre dernier message nous met dans l’embarras. Dans le premier paragraphe,
vous nous dites que vous continuez à avoir mal, toujours par intermittence de 3
ou 7 jours. Dans le dernier paragraphe, vous écrivez : si ces douleurs
sont dues au rhumatisme palindromique, est-il normal d’avoir mal tous les
jours ?

Dans notre première réponse, et dans la réponse 685 qui la précédait, nous vous avons
expliqué la signification de ce terme « palindromique ». Nous vous
disions que votre description initiale évoquait le tableau du rhumatisme
palindromique, mais que
l’évolution
plus récente, avec des douleurs pluri-articulaires, sur des localisations
périphériques assez typiques (doigts, poignets, chevilles) et avec tendance à
l’extension et à la bilatéralité,
nous
faisait maintenant évoquer plutôt la possibilité d’une polyarthrite rhumatoïde
.
J’ajoute que la reprise des douleurs après arrêt de la Salazopyrine parle aussi
dans le même sens.

C’est la raison pour laquelle nous vous avions décrit les
étapes indispensables pour arriver à un diagnostic de certitude. Dans notre
dernière réponse, nous vous disions : la parole est maintenant, une fois
de plus, à l’examen clinique approfondi et aux méthodes radiologiques. Nous ne
pouvons que répéter que
les tests de
laboratoire négatifs
que vous nous rapportez n’excluent pas le diagnostic de polyarthrite, mais la vitesse de sédimentation est à deux reprises nettement élevée, ce qui confirme
qu’il existe un
processus inflammatoire.

La radio des doigts (plus
vraisemblablement de la main) est négative, nous dites-vous. Mais s’il y a des
signes cliniques d’inflammation sur ces articulations des mains, une IRM ou une
ultra-sonographie sera nécessaire, comme nous l’avions dit précédemment.
Ce diagnostic par l’imagerie est difficile et nécessite l’appel à un spécialiste de
cette imagerie
. Il appartient à votre rhumatologue de décider du traitement
médicamenteux.

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