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Polyarthrite
Question 779
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

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 QUESTION 779

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Au  mois d’octobre 2008, j’ai commencé à avoir des douleurs aux genoux, aux
coudes sur les épaules et à la ceinture. Perte rapide de poids, fatigue et perte
d’intérêt pour ce qui à ce jour était ma vie. Je me trouvais dans ma 77ème
année et me sentait devenir un zombie. J’ai consulté  mon médecin généraliste
qui a procédé à des prises de sang  qui ont révélés, entre autres, une vitesse de
sédimentation à 60 et d’autres paramètres tout aussi inquiétants.  Le
diagnostic de la pseudo polyarthrite rhisomelique fut celui qui
s’imposait. Une dose de cortisone de 50 mg/jour fut prescrite. La réaction fut
immédiate, plus de douleurs après 4 jours, ce qui a permis de descendre à 20 mg/jour pendant un mois avec un résultat satisfaisant, ce qui a autorisé à passer à
17,5  mg. Mais, après quelques semaines, déception les douleurs revenaient et
l’état général se dégradait à nouveau, donc repassage à 20 mg/jour avec un 
haut degré de protection de mon système digestif.  Je souffre de l’oesophage de
Barrette depuis plusieurs années, ce qui n’est pas compatible avec les anti-inflammatoires.
Je suis resté avec ces 20 mg jusqu’à fin avril de cette année.
A cette date, et en considérant les bons résultats de mes analyses de sang, mon 
rhumatologue de descendre à 17,5 mg/jour dès le 13 mai, ce qui fut le cas
pendant quelques jours tout se passe bien et je me voyais  déjà à la prochaine
baisse, vu que cette cortisone m’a fait  prendre environ 10 kg, hélas  moins de
10 jours après, nouvelle poussée de la maladie. des analyses catastrophiques,
une VS à nouveau à 60, fatigue, déprime etc…. un mois à nouveau avec 20 mg/jour
sans grand succès. Aussi nouvelles prescriptions 15 jours à 30 mg/jour puis
descendre à 20 mg/jour, en plus tous les vendredi 5 comprimés de Methotrexate
2,5 mg  et le samedi un comprimé de Lederfolin 15 mg.  Voilà où j’en suis, cela
fait trois jours que j’ai commencé ce nouveau traitement. Je suis malade
depuis maintenant 8 mois et je ne vois pas la fin. J’aimerais avoir les opinions
de personnes qui se trouvent dans mon cas  merci d’avance

 


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Sur ce site consacré à la polyarthrite rhumatoïde, il est
bien compréhensible que nous recevions de nombreuses questions concernant la
pseudo-polyarthrite rhizomélique : le rapprochement entre ces deux
étiquettes explique ce fait. Il s’agit cependant de deux maladies bien
différentes, comme vous pourrez le voir en consultant les réponses
  44 ,
71, 88 , 274 , 315 , 353 , 360 , 369 , 535 , 579 , 612 , 621 et 646.

Cette pseudo-polyarthrite rhizomélique,
appelée aussi polymyalgia rheumatica, intéresse les personnes âgées, plus
souvent les femmes. Elle se manifeste par de (violentes) douleurs de la
musculature des ceintures ( épaules, hanches ) également aussi de la nuque. Mais les coudes et
les genoux sont moins concernés et les articulations périphériques sont
épargnées.

Le diagnostic est confirmé par une élévation très importante de la vitesse de sédimentation et surtout par la réponse rapide et spectaculaire à un traitement de cortisone à faible dose (la plupart des
spécialistes recommandent une dose d’attaque de 15 mg d’équivalent de
prednisone, puis des doses dégressives).

Mais cette
affection est souvent associée à une maladie de Horton
(artérite temporale, ou artérite
giganto-cellulaire) qui va se manifester par des maux de tête, éventuellement
des troubles oculaires et des phénomènes généraux avec perte pondérale.
L’association avec cette maladie de Horton va nécessiter des doses plus
importantes de cortisone.

Si votre médecin a commencé avec des
fortes doses, c’est probablement parce qu’il avait des arguments en faveur de
cette association des deux maladies.

Etant donné l’évolution défavorable après six mois, je
pense qu’il faut vous recommander une nouvelle évaluation du cas auprès d’un
spécialiste en rhumatologie ou dans un service de rhumatologie d’un CHU. La
suite nous intéresse…

 

Merci de votre réponse rapide. Dans mon cas, la maladie de horton a été écartée
par une biopsie temporale, par contre, je ne réagis plus favorablement à la
cortisone avec 17,5 mg. Tous mes paramètres sont revenus à la case départ, vs à
60 etc.. je suis donc allé reconsulter mon rhumatologue qui a prescrit
pendant 2 semaines 30 mg de cortisone, ensuite passer à 20 mg, ainsi que tous
les vendredi  2-1-2  de Méthotrexate 2,5 mg et le samedi 1 x  1 comprimé de
Lederfolin. Comme je constate que ce médicament est quand même dangereux, je me
pose des questions. En plus, j’ai été hospitalisé 8 jours pour une bronchite
aiguë avec déficience d’oxygène dans le sang, j’ai déjà eu une bronchite il y a
3 mois et ces répétitions me préoccupent. Que pensez-vous de l’utilisation du
Méthotrexate? Merci de m’écouter, avec mes meilleures salutations.

Le tableau que vous nous avez décrit dans votre premier
message a déjà été évoqué en 1888 par Bruce (senile rheumatic gout), puis en
1945 par Holst et Johansen (peri-extra-articular rheumatism), en 1945 aussi par
Meulengracht (peri-arthrosis humeroscapularis with general symptoms), en 1951
par Kersley, avant d’être décrit en
1953
par Forestier et Certonciny sous le nom de pseudo-polyarthrite rhizomélique

et en
1957 sous le nom de polymyalgia
rheumatica par Barber.

Malgré les listes de critères
diagnostiques proposés, et malgré notre longue expérience personnelle, nous
sommes obligés de dire que
ce diagnostic
de polyarthrite
rhizomélique reste
un diagnostic problématique
. Le diagnostic n’est certain que lorsque les
critères de diagnostic « officiels » sont remplis et qu’on a pu
exclure d’autres pathologies à l’origine de ce syndrome polymyalgique à
composante inflammatoire : vascularite, polyarthrite rhumatoïde à début
tardif du sujet âgé (LORA), polyarthrite aiguë bénigne oedémateuse du sujet âgé
(RS3PE), vascularite.

Or, dans votre cas personnel, il y a,
par rapport au diagnostic de pseudo-polyarthrite rhumatoïde « qui
s’imposait » comme vous le dites, certaines atypies : douleurs des
genoux et des coudes, rapide perte de poids, vitesse de sédimentation élevée,
sans atteindre les valeurs très élevées habituelles dans cette situation. Nous
ne connaissons pas les « autres paramètres tout aussi inquiétants ».
Mais surtout, l’échec du traitement de cortisone, malgré des doses très élevées
pour un tel diagnostic, est surprenante.

Dans votre second message, vous nous
dites que
le diagnostic de maladie de
Horton a été écarté par une biopsie temporale
. Je suis obligé de dire que
les lésions caractéristiques de l’artérite temporale sont segmentaires. Une
biopsie négative ne peut donc pas avoir
valeur
d’exclusion
. De plus cette biopsie doit être réalisée avant la mise en
route du traitement de cortisone (ou tout au moins dans les premières semaines
de traitement), car la cortisone peut effacer au moins partiellement
  les images histologiques.

Il est exact que, en cas
d’échec de la cortisone seule, on a pu proposer une adjonction de Methotrexat (voire,
plus récemment d’un traitement dit biologique, comme l’Infliximab ou l’Etanercept).
Mais, avant toute chose, comme nous le disions dans notre première réponse,
il faudrait
 
faire une nouvelle évaluation de l’ensemble des éléments cliniques, pour arriver à un diagnostic de certitude.

Depuis mon dernier message, ma rhumatologue a continué le même traitement avec
diminution progressive de la cortisone depuis un mois, je suis à 10 mg/jour et ma
vitesse de sédimentation à 26. Ce traitement est toujours associé avec le
Méthotrexate. J’ai encore quelques douleurs dans le coude gauche et la nuque la
nuit. Il y a un mois, j’ai fait une chute et suis retombée sur mes genoux, ce qui a
provoqué un fort traumatisme. Si à ce jour je n’ai plus de douleurs diurnes, j »ai
par contre énormément de peine à me déplacer, à me lever. Je dois trouver un appui
sinon impossible. Difficile aussi de monter des escaliers. Pour marcher, je dois
utiliser des bâtons de marche. Je suis faible et dors beaucoup. J’ai de la
peine à prendre des décisions pour me mettre debout et quitter mon lit, je m’y
prends à deux fois. Mon médecin attribue cela à mon arthrose. Qu’en pensez-vous
? Au mois de juin, j’ai été hospitalisée 8 jours pour une bronchite aigüe avec
manque d’oxygène.  Depuis, je dois prendre 2x par jour du Rilast.

Voilà bientôt une année que cette maladie a débuté. A
lire votre dernier message, il semblerait quand même qu’on assiste à une
régression des douleurs ( « j’ai encore quelques douleurs dans le coude
gauche et la nuque, la nuit ») et de la vitesse de sédimentation.

Mais la description que vous donnez de votre état
actuel évoque maintenant une
composante  de faiblesse
musculaire 
: difficulté de monter les escaliers, nécessité d’utiliser
des « batons de marche »,
  sans
compter la chute sur les genoux qui avait précédé.

Que faut-il penser de tout cela ?

Comme nous le disions précédemment, il était logique au début d’évoquer en
premier ce diagnostic de
pseudo-polyarthrite
rhizomélique
(polymyalgia rheumatica). Mais, l’échec relatif du traitement
de cortisone, pourtant à fortes doses, et certaines atypies que nous avions
relevées dans le tableau clinique nous obligent à remettre en question ce
diagnostic problématique.
  Il serait
justifié, sur la base de l‘interrogatoire, de l’examen clinique et des données
de laboratoire de rediscuter de l’éventualité des autres causes possibilités
diagnostiques que nous avions déjà évoquées dans notre deuxième réponse :
vascularite, LORA, RS3PE, auxquelles nous ajouterons la
polymyosite.

A distance, nous ne pouvons qu’émettre des hypothèses.
Il appartient à votre médecin de rechercher l’origine de cette faiblesse
musculaire apparemment nouvelle.

S’agit-il d’un effet médicamenteux, ou peut_être d’une lyse musculaire
d’origine inflammatoire, qui pourrait être démontrée par des tests
spécifiques ? La suite nous intéresse.

 

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