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Polyarthrite
Question 820
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

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 QUESTION 820

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Bonjour, cela fait plus d’1an que je suis suivie pour des douleurs diffuses dans
tout mon corps. En un an, on m’a parlé d’arthrose cervicale, d’hernies
cervicales et lombaires, écrasement de 2 disques lombaires, de fibromyalgie
suite à une chute d’un échaffaudage en mai 2008, d’arthrose, de polyarthrite,
sciatique, lombalgie, névralgie, migraine… Et aujourd’hui après une énième
consultation au centre anti-douleur avec le rhumato et le chef du service, l’un
me dit que j’ai un épanchement de sinovie au poignet G, que mon bassin est de
travers et renversé en arrière, que ma colonne fait un S et qu’elle ne veut pas
se tenir droite, qu’il n’y a pas d’arthrose, que j’ai un problème avec ma 1ère
côte. Le second me dit qu’il y a de l’arthrose à mon index droit qui me fait mal
depuis des années et qui maintenant se déforme au niveau de la première phalange
et que pour mes coudes, que ce sont des zones tendineuses. Il m’a arrêté les
perfusion d’anti-inflammatoire il y a 2 mois et depuis c’est encore pire
qu’avant. Les médicaments qu’il me prescrit ne m’apportent aucun soulagement à
part me rendre « abrutie » (excusez-moi) avec 8 de tension et des maux d’estomac.
La prise de sang pour la recherche d’arthrose est correcte. Le médecin conseil
de la CPAM m’a arrêté mon arrêt de travail et ils sont d’accord sur le fait que
je doive reprendre le travail, sauf que je suis au chômage et que mon ancien
travail était peintre en bâtiment, donc plus faisable pour le moment, sauf s’ils
arrêtent cette douleur persistante dans mes coudes et mes poignets, et qu’ils
mettent un tuteur dans mon dos afin que je ne reste pas coincé encore une fois.
JE VOUDRAIS SAVOIR CE QUE J’AI REELLEMENT ET QUE FAIRE, JE N’EN PEUX PLUS !
Merci
de m’avoir lu et de me donner une petite lueur d’espoir quant au diagnostic et
surtout au remède afin d’être de nouveau « bien ».

 


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Votre message nous laisse perplexe. Comment peut-on se
voir attribuer en une année
autant de
diagnostics différents 
? Si ce n’est en consultant de nombreux
médecins de formation et d’orientation différentes.

Alors que vous évoquez des douleurs diffuses de tout votre corps, l’un ou l’autre de ces
confrères met en évidence un « bassin de travers », une hernie
cervicale ou lombaire, une arthrose cervicale, une « colonne en S »,
une arthrose de l’ndex droit. Combien de radiographies pour tout cela ?

Mais, il faut retenir aussi un traumatisme (chute d’un
échafaudage), une incapacité de travail prolongée, puis surtout un « arrêt
de l’arrêt de travail ».

Nous laissons de côté les diagnostics évoqués. Votre âge de 37 ou 38 ans ne correspond pas à une arthrose aussi
douloureuse
. Dans ces renseignements, rien
n’évoque une polyarthrite
, d’autant plus que les examens sanguins pour la
recherche d’une arthrite (vous dites « la prise de sang pour la recherche
d’arthrose ») sont « corrects ». Comment a-t-on pu démontrer un
épanchement de synovie au poignet droit ? Par l’examen clinique, par une
ponction ou par une imagerie spécifique ?

En reprenant ce texte, nous constatons que vous
annoncez bien des douleurs diffuses de tout votre corps, c’est-à-dire de l’axe
vertébral (région cervicale et lombaire, accessoirement de la première côte,
mais aussi des membres, spécialement des coudes au
  niveau des insertions musculaires ?).
C’est cette desciption qui sera importante.

A côté de cela, vous citez un échec des différents
médicaments (est-ce bien exact que vous avez reçu des perfusions
d’anti-inflammatoires ?) et des difficultés d’insertion sociale, avec
arrêt de travail prolongé, puis chomage, peut-être aussi des répercussions sur
le moral (« je n’en peux plus», « une petite lueur d’espoir »).

Maitenant, vous attendez de nous un diagnostic. Mais comment pourrais-je
poser ce diagnostic alors que vos médecins et même le spécialiste du centre
anti-douleur et le rhumatologue n’y sont pas parvenus (
ou n’ont pas pu vous convaincre) ?

A distance, sans avoir pu vous examiner, ni examiner
vos documents, nous ne pourrions que proposer un
diagnostic de vraisemblance, celui de fibromyalgie (appelée aussi fibrosite, polyinsertionite, syndrome
polyalgique idiopathique diffus = SPID). Vous trouverez des renseignements en
consultant sur ce site les réponses
  354, 600, 633, 704, 765.

Il s’agit d’un syndrome qui atteint une prévalence de
0,5 à 2%, soit près d’un million en France ! Ce syndrome est caractérisé
par une
perception anormale de la
douleur
(ce qui fait que tout le corps est douloureux), accompagnée souvent
de fatigabilité, de paresthésies, de troubles du sommeil et d’une tendance
dépressive. Le diagnostic est difficile car il n’y a pas de test paraclinique
pour certifier ce diagnostic. Pour le médecin, il s’agit d’abord d’exclure une
cause organique, puis d’appliquer les
critères
diagnostics
de l’ACR, notamment
en recherchant la
sensibité douloureuse
accrue sur 18 points
d’insertion.

Le plus souvent, dans cette situation, les patients
mettent en avant leurs multiples symptomes douloureux, demandent de la
considération et de l’aide et réclament un cadre explicatif à leurs douleurs.
C’est précisément dans ce sens que nous avons rédigé cette réponse.

Sur le plan thérapeutique, plusieurs traitements
médicamenteux nouveaux ont été introduits, notamment la Prégabaline. Si ce
diagnostic est confirmé, c’est le
centre
de la
douleur qui est le plus
compétent pour vous aider.

 Votre
témoignage

 

 

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