Skip to Content
Polyarthrite
Question 86
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

Vers accueil GVP

 

 Groupe

 Activités

 Aide

 Questions

 Autres Sites

 Nos Artistes

 | Autres
thèmes
| Question N°? | Votre Question

 

 

 

 
Traitements Opératoires

 Précédente

 mark2_2.gif
mark2_1.gif

 Suivante

 QUESTION
86

mark2_2.gif

Bonjour,
Ma maman, âgée de 63 ans, doit prochainement (le 21 mars)
subir une arthrodèse de la cheville droite. Le chirurgien qui doit l’opérer ne
lui a pas donné beaucoup de renseignements sur la suite de l’opération, sinon
que celle-ci limiterait la douleur à la marche. Mais, ma maman se pose de
nombreuses questions: boîtera-t-elle? Pourra-t-elle conduire à nouveau?
Sera-t-elle gênée dans ses mouvements???
Pourriez-vous me donner ces renseignements ou les coordonnées
d’une personne que je pourrais contacter afin de la rassurer?
Merci d’avance,

 


Mot exact


Résultats par page

Questions
ordre numérique

green00_back.gif

Précèdente

Suivante

green00_next.gif 

 

 

mark2_1.gif

Lorsque la polyarthrite
rhumatoïde a entraîné au niveau de la cheville des destructions articulaires
modifiant les axes anatomiques normaux et provoquant des douleurs qui
compromettent la marche, on peut être amené à proposer une opération dite « de
liquidation ». Il peut s’agir d’un remplacement de l’articulation détruite
par une articulation artificielle (
prothèse) ou d’une suppression de
l’articulation en cause par une fixation chirurgicale (
arthrodèse).

Les conditions anatomiques du
pied ne sont pas aussi favorables que celles du genou ou de la hanche pour la
pose d’une prothèse. Alors qu’au genou ou à la hanche, on pose des prothèses et
qu’on ne fait plus d’arthrodèse, c’est le contraire au niveau de la
cheville : les prothèses sont encore rares malgré le perfectionnement des
techniques,
l’arthrodèse est bien plus souvent proposée à cause de sa
fiabilité
.

D’après les renseignements que
vous nous donnez, il s’agit dans le cas particulier d’une
arthrodèse de la
cheville
, donc de l’articulation tibio-tarsienne.

Dans ce cas, il s’agit d’une
fixation définitive de cette articulation en légère flexion (5 à 10 degrés
au-delà de l’angle droit). Le mouvement d’extension-flexion du pied,
précédemment réalisé au niveau de cette articulation tibio-tarsiennne, peut
être
repris partiellement par les articulations de la partie moyenne et
antérieure du pied, ce qui entraînera une certaine surcharge de ces
articulations.

cheville1

cheville2

Si l’arthrodèse de la
tibiotarsienne est réussie, elle doit supprimer les douleurs qui résultaient
précédemment de l’atteinte rhumatoïde de cette articulation.
Le résultat
fonctionnel dépendra de l’intégrité des autres articulations du pied,
appelées à remplacer le mouvement de la cheville.

Dans l’acte de la marche normale,
le pied subit un « déroulement » comparable à celui d’un (ancien)
buvard de bureau : le membre inférieur qui est lancé en avant attaque le
sol par le talon, puis la charge se répartit sur la totalité de la semelle, se
portant ensuite sur l’avant du pied jusqu’au moment où la charge sera reprise
de la même façon par l’autre pied.

Après arthrodèse de la cheville,
à cet âge et avec ce diagnostic de polyarthrite, il est peu probable que les
articulations restantes puissent assurer ce déroulement du pied comme de
l’autre côté, d’où une asymétrie des pas. Toutefois,
ce déroulement peut
être facilité par une modification de la semelle antérieure, à la façon
précisément d’un buvard de bureau (barre de déroulement).

Pour ce qui est de la conduite de
la voiture, la réponse est plus délicate, surtout pour la maîtrise de
l’accélérateur. Dans les conditions normales, on sollicite bien entendu cette
articulation de la cheville pour
peser sur l’accélérateur et pour le
relâcher
. La capacité de conduire devra être appréciée de cas en cas :
elle dépendra essentiellement de la mobilité des autres articulations du pied.
La maîtrise du frein sera probablement plus facile à atteindre.

Dans l’appréciation de la décision opératoire,
votre médecin a certainement mis en balance les
avantages (meilleure stabilité,
suppression des douleurs sur l’articulation en cause) et les
inconvénients
(perte du mouvement de cette articulation, suppléance plus difficile à cause de
l’âge et de la maladie).

 Votre
témoignage

J’ai une prothèse tibio astragalienne depuis
juillet 97 et j’en suis très contente mon avant pied étant très abîmé une
athrodèse m’aurait complètement bloqué mon pied ça fait donc 5ans que je l’ai et
je ne la ménage pas, je sors, je reste debout pendant plusieurs heures sans
douleurs, la seule douleur que j’ai est due à mon tendon d’achille qui est très abîmé et très fin donc rien avoir avec l’articulation je la
conseille à tous (le seul problème est de ne pas tomber ou se la fouler ) mais il faut
choisir un très bon chirurgien qui en pose souvent!

Mon chirurgien est le professeur Bonnevialle chef
du service orthopédie (rhumatologie) de l’hôpital Purpan à Toulouse

Bonne lutte a tous

 

J’ai 63 ans, j’étais escrimeur pendant 30 ans et
cela m’a occasionné une arthrose irréversible entre le plateau tibial et
l’astragale. J’ai du avoir une arthrodèse entre ces deux os (deux vis entre le
tibia et l’astragale). La marche a été rééduquée assez facilement et un an après
je fais du VTT, de la marche (plutôt sur terrain plat et de la natation). La
cheville garde malgré tout une certaine souplesse et les articulations
périphériques compensent en partie le blocage des deux os. Du jour de
l’opération à ce jour je n’ai plus ressenti aucune douleur, et quand on connait
les douleurs d’arthrose 24h/24 avec pour les supporter la dose maxi de calmants
en tous genre on apprécie ! Si c’étai à refaire je n’hésiterai pas un seul
instant. La prothèse est à déconseiller car s’il y a rejet le handicap peut être
énorme et la pose de vis devient alors très difficile.

 

 

 | Accueil
| Début Page |

 

POLYARTHRITE © 2022