Skip to Content
Polyarthrite
Question 12
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

Vers accueil GVP

 

 Groupe

 Activités

 Aide

 Questions

 Autres Sites

 Nos Artistes

 | Autres
thèmes
| Question N°? | Votre Question

 

 

 

 
Traitements Médicamenteux

 Précèdente

 mark2_2.gif
mark2_1.gif

 Suivante

 QUESTION
12

mark2_2.gif

je vous écris de la part de ma grand mère qui souffre de polyarthrite
depuis quelques années. Nous avons entendu parlé d’un médicament très
efficace mais très couteux aussi, qui n’est pas encore distribué en france, il
l’est au état-unis et en suisse, nous aimerions savoir si vous connaissez ce
traitement, son nom, et sa véritable efficacité, comment l’obtenir… Merci

 


Mot exact


Résultats par page

Questions
ordre numérique

green00_back.gif

Précèdente

Suivante

green00_next.gif 

 

 

mark2_1.gif

Votre demande,
concernant ce nouveau traitement « très efficace mais très coûteux »
pour la polyarthrite, se réfère certainement à l’étanercept (Enbrel®),
qui est effectivement à disposition aux USA et en Suisse.

Quelques mots
d’explication tout d’abord. Ce médicament est l’un des inhibiteurs du
Tumor Necrosis Factor  (anti-TNF)
étudiés actuellement dans le traitement des polyarthrites sévères résistant
aux autres traitements de fond, et notamment au Methotrexate (MTX).

Dans la genèse de la
polyarthrite, le concept physiopathologique actuel voudrait qu’un événement
initial mal défini déclanche une réponse lymphocytaire qui, par des phénomènes
de cascade, provoque la libération de cytokines, principalement
l’interleukine 1 (IL-1) et le anti-TNF. Les deux sont néfastes pour les articulations.

L’expérimentation
animale a confirmé le rôle central du anti-TNF.
D’où l’idée que, si l’action du anti-TNF pouvait être bloquée, la progression et la sévérité de la maladie
pourraient être fortement réduites.

Plusieurs stratégies
ont été explorées. Les premiers résultats ont été présentés au Meeting
de l’American College of Rheumatology de Boston en novembre 1999, puis au
Congrès de Rhumatologie Pédiatrique de Genève en septembre 2000.

Actuellement, on
utilise en Suisse essentiellement l’Etanercept (Enbrel®), mais seulement dans
des centres spécialisés, avec indications précises, avec l’autorisation
du médecin-conseil
de l’assurance-maladie (le prix de revient du médicament
est de l’ordre de 25’000 francs suisses par an !), et encore sous la supervision
du SCQM
(Swiss Clinical Quality Management). Ce médicament est administré
en injections sous-cutanées (2 injections de 25 mg par semaine).

L’expérience encore
très courte ne permet pas de porter un jugement définitif. On retient une
efficacité légèrement supérieure à celle du MTX, une efficacité parfois
remarquable et rapide lorsque ces deux médicaments sont associés
. Toujours
en raison de ce recul insuffisant, on ignore encore les risques de toxicité
à long terme
(risque de réveil d’infections latentes ou même de
tumeur).

L’Enbrel est préparé
par Immunex et commercialisé par Wyeth.

A
cette date, nous ne pouvons pas vous donner de conclusions plus précises, mais
les expériences américaines et Suisses seront confrontées dans un Symposium
qui aura lieu le 22 mars 2001 à Soleure. Après cette date, nous ne manquerons
pas de vous apporter d’autres renseignements.

COMPLEMENT
1

Le colloque du 22 mars 2001,
qui s’est tenu à Soleure a permis de confronter les expériences Suisses et
Américaines sur l’utilisation dans la PR de l’Etanercept (Enbrel®).

L’expérience américaine
est de loin la plus importante : aux Etats-Unis, 100’000 patients ( !)
ont reçu ce médicament (soit 60’000 années/patients) contre seulement 250 en
Suisse (133 sont inclus dans la banque de données de la SCQM).

L’application de ce
traitement était déjà rendue difficile en raison de son prix. On sait
le prix du seul médicament correspond à 25’000 francs suisses par an. Même
si, dans des cas précis, ce traitement est accepté par la Caisse-maladie,
rappelons que 10 % de ce coût sont à la charge du patient. Nous avons appris
lors de ce colloque que la très forte demande ne peut pas être satisfaite
en raison de la difficulté et de la lenteur de la fabrication. Dans cette situation
de pénurie
, qui durera probablement deux ans, il est convenu de distribuer
le médicament aux patients qui en reçoivent déjà. L’inclusion de nouveaux
patients ne pourra être faite que si d’autres patients abandonnent cette thérapeutique.

Les spécialistes Suisses,
dans cette situation, recommanderont l’Infliximab (Remicade ®),
autre médicament anti-TNF, pour les patients qui tolèrent le Methotrexate
(MTX), puisque ce médicament ne peut être administré qu’en association avec
le MTX, tandis que l’Etanercept (Enbrel ®)
sera réservé à ceux qui présentent une intolérance au MTX (l’Enbrel peut
en effet être administré seul).

Les recommandations
suivantes ont été énoncées :

  1. Examen du patient
    susceptible d’être inclus dans cette thérapeutique par un service
    universitaire
    de rhumatologie, confirmation de l’indication et choix
    de l’anti-TNF
    (Enbrel ou Remicade), inclusion dans le SCQM.
  2. Respect des
    contre-indications
     :
  • infections aiguës ou chroniques, y compris VIH, hépatite,
    histoire de tuberculose, etc.
  • grossesse et allaitement
  • tumeur maligne dans les 5 dernières années
  • sclérose en plaques ou signes évocateurs de cette maladie
  1. Précautions
  • pas de vaccin vivant pendant ce traitement
  • prudence si le patient reçoit 10 mg en plus de prednisone (risque
    infectieux)
  • le traitement doit être interrompu en cas d’infection déclarée ainsi
    que pour la période qui précède et suit une intervention chirurgicale (prothèse
    par exemple)
  1. Les réactions au lieu
    d’injection (40 à 50 % des cas) sont en général bénignes et diminuent
    plutôt avec la répétition des injections

Dans le cadre de la
polyarthrite rhumatoïde, et compte-tenu de ces contre-indications et précautions,
les résultats globaux continuent à être favorables à très
favorables, sur le plan des divers critères cliniques, mais aussi sur la
progression des érosions osseuses.

D’autre
part, des résultats également très prometteurs sont rapportés pour l’arthrite
chronique juvénile
, la polyarthrite psoriasique et la pelvispondylite
(maladie de Bechterew).

COMPLEMENT
2

Le traitement par les médicaments
anti-TNF doit être considéré comme le « traitement de pointe » après
échec des autres traitements classiques
. Nous ne pouvons pas le recommander
comme traitement initial.

Parmi les traitements de
fond, nous n’utilisons pratiquement plus les sels d’or (qui tenaient le haut
du pavé pendant des décennies). Les anti-malariques ont une efficacité
faible. La Salazopyrine donne de très bons résultats dans certains cas,
avec un fort pourcentage de patients non-répondants.

Le Méthotrexate est
à notre avis le médicament de fond classique qui reste le plus maniable, en
pratique ambulatoire.

Tous
ces médicaments sont peu coûteux en eux-mêmes. Mais ils nécessitent des
contrôles médicaux et biologiques réguliers.

 

Je viens de recevoir ma 2ème injection d’Enbrel.
Les résultats se ressentent un
peu mais je suis fatiguée physiquement et moralement
Bon courage à toutes et à tous

Témoignage 2

Je suis sous Enbrel 50 mg depuis 1 an. Ma polyarthrite
évolue doucement  mais j’ai beaucoup moins de douleurs,  mais de nombreux effets
secondaires « infections urinaires  fatigue  et courbatures » mais ça  ne supprime
pas cortancil celebrex. Je suis atteinte depuis l’age de 37 ans j’en ai 58
maintenant .

Témoignage 3

Je suis atteinte de polyartrite depuis l’âge de 33 ans et j’en ai 65 j’ai tout
essayer comme traitement et je suis arrivé a enbrel depuis maintenant 8 ans j’ai
beaucoup moins mal et j’ai diminué ma cortisone un peu a la fois , aujourd’hui
je suis a 2 mg seulement et je n’ai aucun effets secondaires je vous souhaite
beaucoup de courage a tous

Témoignage 4

Bonjour
moi je suis sous enbrel depuis bientôt 3 ans et ça va mieux, bien que parfois
les douleurs sont encore là  j’ai 38 ans et je souffre de cette maladie depuis
8 ans on a découvert la maladie 2 mois avant mes 30ans courage à vous toutes.

Témoignage 5

Bonjour je suis atteinte de SPA j’attaque enbrel
dans 8 jours je suis morte de trouille, j’ai 34 ans j’ai deux enfants et grâce à
eux je suis encore debout

Témoignage 6

Bonjour. j’ai 48 ans et je commence avec Enbrel aujourd’hui. courage et
bonne chance à vous tous

Témoignage 7

Bonjour,
Je suis sous Enbrel 50mg depuis août 2009 et mes
douleurs sont beaucoup moins fortes. Je parviens même à faire des mouvements que je
ne pouvais plus faire. Le moral va mieux aussi car je pense que tout est lié (la
souffrance amène une perte de tonus, donc de moral). J’ai 55 ans.

Témoignage 8

Bonjour. Je suis une femme de 70 ans sous Enbrel
depuis env. 8 ans, après une longue période sous MTX.
Je souffre d’une polyarthrite sévère et avec
Enbrel, j’ai acquis une qualité de vie nettement meilleure, sans effet
secondaire particulier jusqu’ici. Tout va bcp mieux dans ma vie courante
(meilleure mobilité entre autres).
Dommage que ce traitement est venu si tard pour
moi. 

Témoignage 9

Bonjour, j’ai 39 ans et ma PR a été diagnostiquée en septembre 2010 et  elle est
très active, je prend du methotrexate 20 mg mais cela ne suffit plus. J’aurai du
commencer un traitement par anti-tnf le mois dernier et j’ai demandé à réfléchir
car j’ai peur. Je revois mon rhumato en avril et grâce à vos témoignages, je
pense que je vais accepter ce traitement. Merci à tous et bon courage à vous.

 Votre
témoignage

 

 

 | Accueil
| Début Page |

 

POLYARTHRITE © 2022