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Polyarthrite
Question 32
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

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32


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Bonjour,
J’ai appris en janvier de cette année que j’étais atteinte de PR. Depuis 1997,
je souffrais régulièrement de douleurs dans diverses articulations (poignets,
chevilles, genoux, pouces, cervicales…) que j’attribuaient à des antécédents
familiaux d’arthrose. Une crise beaucoup plus forte à l’automne dernier m’a
poussé à consulter une rhumatologue, et les analyse sanguines prescrites se
sont révélées positives. Néanmoins elle n’a pas voulu me mettre sous
traitement pour l’instant, en rapport avec mon jeune âge (30 ans), et le fait
que les crises ne sont pas encore assez fréquentes !! Il est vrai qu’elles ne
sont pas régulières, mais des douleurs diffusent sont pourtant présentes au
quotidien ou presque.
Questions : 1) Est-ce normal de ne pas avoir encore de traitement ? 2) La PR
peut-elle aussi toucher les cervicales et les lombaires ? 3) Existe-t-il des
traitements homéopathiques qui peuvent freiner l’évolution de la maladie ? 4)
La maladie s’accompagne-t-elle d’effets secondaires « désagréables »
tels que : fatigue permanente ou par période (type coup de fatigue), craquement
des articulations, ankyloses….
Je sais qu’il y a beaucoup de questions, mais je me sens assez perdue et appeurée
devant cette maladie.
Merci par avance.

 


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Avant de répondre à vos questions, je voudrais
apporter les remarques préliminaires suivantes :

  1. Des antécédents familiaux d’arthrose ne peuvent en aucun cas
    expliquer des crises douloureuses polyarticulaires apparaissant chez vous à
    l’âge de 27 ans.

  2. Les seules douleurs (vous ne parlez pas d’autres manifestations
    objectives) et surtout les douleurs diffuses et irrégulières (vous
    parlez de « crises ») ne suffisent pas pour poser un diagnostic de
    PR (voir réponses aux questions 8, 10 et 23)

  3. Si votre médecin n’a pas commencé un traitement de polyarthrite,
    c’est vraisemblablement parce qu’il n’avait pas un diagnostic de
    certitude
    .

  4. Vous nous parlez d’analyses sanguines « positives ».
    Là également, je dois dire que ni une vitesse de sédimentation élevée, ni même
    un test au latex positif ne suffisent à poser un diagnostic de PR. Ce
    diagnostic ne peut se baser que sur la conjonction d’arguments anamnestiques,
    cliniques, biologiques et même radiologiques.

Ainsi donc, avant de paniquer « devant cette
maladie », il convient de remettre en question le diagnostic, sur la base
des critères classiques.

Les réponses à vos questions ne sont valables que
pour un diagnostic certain de PR.

  1. Votre jeune âge ne doit pas influer sur la décision thérapeutique.
    Actuellement, tous les rhumatologues s’accordent pour dire que le traitement
    doit être introduit précocément (mais pas avant le diagnostic !), et
    cela d’autant plus que nous disposons de nouveaux traitements plus efficaces
    que les anciens.

  2. L’arthrite chronique juvénile (début à l’enfance et à
    l’adolescence) « vise » particulièrement la colonne cervicale.
    Par contre, la PR commençant à l’âge adulte ne fait pas de
    manifestations cervicales
    avant de longues années d’évolution. La
    colonne lombaire n’est pas concernée par cette maladie.

  3. En tant que « rhumatologue classique », nous estimons que les
    traitements homéopathiques à eux seuls sont impuissants pour freiner
    l’évolution. Par contre, nous savons que certains homéopathes prescrivent en
    association avec les traitements de fond classiques le rhus toxicodendron et les
    oligo-éléments.

  4. La PR s’accompagne habituellement d’un état de fatigue, mais
    cette fatigue est tout aussi typique de la polyinsertionite par exemple. Les
    craquements et les ankyloses ne sont présents qu’après une très longue évolution
    de la PR.

Il
nous reste à espérer pour vous qu’on puisse trouver un autre diagnostic que
celui de la PR.

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