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Polyarthrite
Question 748
Uncategorized Julien / septembre 3, 2021

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Bonjour, j’ai regardé pas mal de réponses mais je n’ai pas trouvé exactement la
réponse à la mienne. J’ai commencé à avoir des gênes dans les mains vers 1996.
Les radios n’ont rien révélé et pour tout dire le radiologue m’a carrément fait
comprendre que j’étais une malade imaginaire. En 2001, j’ai accouché de mon
premier fils et là, les douleurs se sont petit à petit intensifiées. Les matins
étaient douloureux et je crois surtout très angoissants. Je n’avais aucune
explication mise à part : la somatisation (car notre famille vivait des moments
très difficiles) jusqu’à ce que je fasse un épanchement de synovie au genou
droit fin 2001. Alors, enfin, tous m’ont pris au sérieux. J’avais vraiment mal. Un
an, après de nombreux traitements aux anti-inflammatoires qui ne donnaient rien,
j’ai vu un rhumatologue. Celui-ci était très en colère après l’hôpital car le
liquide de la ponction de l’épanchement n’a pas été analysé. Il m’a tout de suite
dit que je souffrais de polyarthrite et que je n’avais pas à m’inquiéter (vous
croyez?) Et j’ai eu un traitement de salazopyrine. Depuis, mis à part de temps en
temps des douleurs un peu aux hanches un peu aux épaules ou aux genoux très
ponctuelles et mon angourdissement matinal quotidien des pieds et des mains, rien
n’a bougé. Les radios ne révèlent rien au niveau des articulations. Alors fin
décembre le radiologue a décidé d’arréter le traitement. Je ne prends plus rien
depuis le 30 décembre 2008. Le rhumatologue dit que j’ai une « polyarthrite
INDIFFERENCIEE ». Mais c’est quoi ? J’ai terriblement peur (même si c’est une bonne
nouvelle l’arrêt du traitement) que le rhumatologue soit en train de faire une
expérience avec cet arrêt total de traitement. Le souvenir de l’épanchement de
synovie avec l’opération que j’ai subie (on m’a fait passer une caméra dans le
genou pour voir l’état de mon ménisque) et surtout la rééducation
post-opératoire qui a été une vraie torture. (Pliage de force de l’articulation
par le kiné) me reste. J’ai très peur et je ne trouve  personne pour m’expliquer
ce qui risque de m’arriver ou pas. Mon rhumatologue n’est pas très causant et
chaleureux. Merci de m’avoir lue et de me donner une réponse.

 


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L’histoire médicale que vous nous apportez est très évocatrice de la polyarthrite rhumatoïde. Elle s’étale maintenant sur
une douzaine d’années (mais nous ne connaissons pas votre âge). Nous relevons
des éléments caractéristiques : début chez une femme jeune, localisation
périphérique au niveau des mains, douleurs prédominant au réveil,
intensification des douleurs dans les suites de l’accouchement, épanchement
synovial du genou droit cinq ans plus tard.

Rétrospectivement, il est difficile de rattacher cet
épanchement aux manifestations précédentes, d’autant plus que le liquide
synovial (qui aurait pu nous donner la solution) n’a pas été examiné.
Apparemment, on a recherché par arthroscopie une origine méniscale, mais si
c’était simplement un problème mécanique, les suites n’auraient pas été aussi
difficiles.

Lorsque vous consultez un rhumatologue, un an plus tard,
celui-ci pose d’emblée le
diagnostic
de polyarthrite et débute un
traitement de fond par la Salazopyrine. Pour poser ce diagnostic, il s’est basé
certainement sur des
constatations
cliniques
et sur les données du
laboratoire
(que vous ne nous avez pas transmises).

Dans la première phase de cette affection, cette période
où le diagnostic précoce est si difficile (Voir réponses
  405, 560,
615, 617, 649, 709, 718)
,  nous
sommes surpris que le radiologue ait pu exclure une origine organique sur la
base de radiographies des mains négatives. On sait actuellement que la
polyarthrite peut évoluer longtemps sans que des érosions radiologiques soient
visibles et qu’il y a des formes qui resteront « 
non érosives ». Il faut dans ces cas recourir à d’autres
techniques d’imagerie (IRM et échographie) pour démontrer les lésions
anatomiques de la maladie.

Si le rhumatologue (et non pas le radiologue) a décidé
d’arrêter maintenant le traitement, nous supposons que c’est parce qu’il a
constaté une
amélioration clinique
et, dans les examens de laboratoire, une
amélioration
des paramètres de l’inflammation
. Les radiographies standard ne montrent
donc pas d’érosion après une dizaine d’années d’évolution : c’est un
élément positif (forme non érosive). Mais cela n’exclut pas qu’il puisse y
avoir des zones d’œdème osseux ou de lésions des parties molles (visibles avec
les nouvelles techniques d’imagerie).

Venons-en à ce terme de « polyarthrite indifférenciée » qui suscite votre
inquiétude. On utilise actuellement cette dénomination pour ces formes non
érosives, peut-être séronégatives, qui ont une évolution moins sévère que la
polyarthrite érosive elle-même.

Vous ne devez pas craindre
la pause thérapeutique décidée pas votre médecin, pour autant que vous vous
soumettiez à un contrôle clinique de vos articulations périphériques et à un
contrôle biologique des paramètres de l’inflammation (vitesse de sédimentation
et C-Réactive Protéine). Nous restons à votre disposition.

 

Merci de votre réponse.

Je suis née en 1972 et l’épanchement a eu lieu en octobre 2001.

Mon rhumatologue ne m’a pas prescrit de suivit. Il m’a juste dit de le
rappeler si j’avais un problème et dans le cas où tout allait à peu près bien de
le revoir dans un an.

pensez-vous que je devrais avoir un suivit plus poussé?

je vous remercie

Au vu des renseignements cliniques que vous nous avez
donnés dans votre précédent message, il nous paraît un peu optimiste de fixer
votre prochain contrôle rhumatologique dans une année.

Dans notre première
réponse, nous disions que, du fait de l’arrêt de la thérapeutique, il était
indiqué de contrôler cliniquement l’état de vos articulations périphériques, de
contrôler également les tests biologiques de l’inflammation. A notre avis, ces
contrôles devraient être agendés après trois mois, puis tous les six mois.

Votre
témoignage

 

 

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